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Interview de Pascale Baussant pour le magazine Que choisir - Budgets : Financer les études de vos enfants

February 4, 2026

Dans un numéro hors-série de janvier 2026, Pascale Baussant a eu l’occasion d’être interviewée par la rédaction du magazine Que choisir Budgets afin de participer à un sujet sur le financement des études supérieurs des enfants.

Cette interview permet de décrypter pour vous les enjeux du financement des études supérieures et partage des solutions concrètes : des aides existantes aux stratégies d’épargne et d’investissement, en passant par les précautions à prendre pour sécuriser l’avenir de vos enfants sans compromettre votre équilibre financier.

Anticiper pour mieux préparer

L’obtention du baccalauréat marque une étape importante pour vos enfants, mais aussi pour votre organisation financière. La question du financement des études supérieures peut se révéler complexe, c’est pourquoi l’anticipation est conseillée. Le prix de certaines écoles peut atteindre des sommes importantes, et combiné aux coûts annexes, cela peut rapidement devenir un casse-tête budgétaire.

Il faut en effet avoir conscience de tous les coûts que peuvent représenter une poursuite d’études par vos enfants. Tout d’abord, le budget à prévoir dépendra largement du cursus choisi. Si les formations publiques restent accessibles, une inscription dans une école privée peut induire des coûts assez lourds, pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros par an. À cela s’ajoutent les dépenses liées à la vie étudiante, notamment si votre enfant quitte le domicile familial : loyer, transports, alimentation, assurances, et autres frais du quotidien.

Il faut également anticiper l’éventualité d’un échange universitaire, de plus en plus de jeunes partant à l’étranger pendant leur cursus. Bien que les frais de scolarité soient souvent couverts par des accords entre établissements, les dépenses quotidiennes restent à la charge de l’étudiant. Une enveloppe budgétaire dédiée s’impose donc pour gérer cette situation sereinement.

Dispositifs d’aide : utiles mais pas suffisants

Pour financer les études supérieures, de nombreuses aides sont proposées aux étudiants, comme la bourse sur critères sociaux ou encore des bourses propres aux écoles. Pourtant, peu d’étudiants en bénéficient pleinement, les conditions d’octroi étant strictes et les montants rarement indexés sur l’inflation.

L’aide personnalisée au logement (APL) permet de soulager le budget des parents lorsqu’il s’agit de loger son enfant, surtout dans des villes étudiantes où le marché immobilier est tendu.

Enfin, de plus en plus d’écoles proposent des formations en alternance. L’étudiant, qui perçoit alors un salaire peut ainsi mieux gérer son quotidien et même participer au financement de sa scolarité, les entreprises prenant souvent en charge une part des frais.

Si ces aides sont utiles, elles ne suffisent généralement pas à couvrir l’intégralité des dépenses liées aux études. Une épargne complémentaire reste indispensable pour assurer la totalité des coûts.

L’emprunt étudiant : une solution à envisager avec prudence

Quand les aides et l’épargne ne suffisent pas à couvrir l’intégralité des frais, le prêt étudiant peut être une solution pertinente. Emprunter peut également également s’avérer être une bonne idée pour ceux qui disposent de l’épargne nécessaire, et qui décident de la conserver pour la faire fructifier ou la conserver pour d’autres projets, afin de bénéficier de conditions de prêt avantageuses.

Les banques proposent en effet des offres spécifiques pour les prêts étudiants, souvent assorties de taux préférentiels et d’un remboursement différé. Certaines écoles ont également des partenariats avec des établissements bancaires, ce qui permet d’obtenir des conditions encore plus intéressantes.

Cependant, il est important de bien évaluer la capacité de remboursement future. Un prêt reste un engagement à moyen-long terme pour l’étudiant qui devra commencer à rembourser les sommes dès son entrée dans la vie active. Dans la plupart des cas, les parents doivent se porter caution solidaire, ce qui les engage financièrement.

Des solutions alternatives qui passent par l’anticipation

Pour éviter de recourir à l’emprunt ou de puiser dans votre épargne personnelle, la meilleure solution reste de préparer un capital dédié aux études de vos enfants. En anticipant, les parents peuvent constituer une épargne grâce à différentes solutions adaptées.

Une solution efficace est d’épargner chaque mois sur un contrat d’assurance-vie. Plus l’horizon de placement est lointain, plus il est possible de miser sur des supports dynamiques, avec de bonnes chances d’obtenir des gains significatifs à long terme, tout en limitant les risques. Une anticipation suffisante permet également de bénéficier de la fiscalité avantageuse de l’assurance-vie, applicable aux contrats détenus depuis plus de huit ans.

Un autre atout de l’assurance-vie est la possibilité d’y intégrer la famille. En ouvrant un contrat au nom de l’enfant, les parents ou les proches peuvent y déposer des présents d’usage (non considérés comme des donations), augmentant ainsi progressivement l’épargne disponible.

Certains optent pour l’investissement locatif via un prêt, ou investissent dans des SCPI en finançant l’acquisition à crédit. A la fin du remboursement, un capital est constitué et les revenus locatifs perçus offrent des revenus complémentaires, utiles pour financer les études des enfants. Pascale Baussant rappelle cependant l’importance de bien choisir ses investissements et de rester vigilant quant aux SCPI sélectionnées.

D’autres options peuvent être envisagées au moment venu, notamment une aide apportée par la famille. Les grands-parents, oncles ou tantes peuvent bénéficier des abattements fiscaux prévus par la loi pour les donations aux petits-enfants, neveux ou nièces.

Enfin, les parents peuvent également envisager la transmission temporaire des revenus d’un bien à leur enfant, via une donation temporaire d’usufruit. Cette solution nécessite que l’enfant soit détaché du foyer fiscal de ses parents et doit être étudiée pour qu’elle reste avantageuse pour chacun.  

Anticiper pour sécuriser demain

Préparer le financement des études supérieures de vos enfants est un enjeu important, qui demande une anticipation. Chez Baussant Conseil, nous vous proposons un accompagnement pour identifier les solutions les plus adaptées à votre patrimoine, votre fiscalité et vos objectifs. Que ce soit pour optimiser votre épargne, choisir les bons supports d’investissement ou anticiper les transmissions familiales, notre expertise est à vos côtés pour vous permettre d’aborder l’avenir avec la plus grande sérénité.

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Le présent d’usage : cadre et enjeux patrimoniaux

photo d'une plante dans un pot bleu roi, avec le nom de Baussant conseil,. La plante verte symbolise l'essor du patrimoine qui grandit.
Le présent d’usage est un cadeau fait à l’occasion d’un événement déterminé (Noël, anniversaire, mariage, réussite d’examen…), pour un montant proportionné à la fortune et au niveau de vie du donateur. Il ne constitue pas une donation : il n’est ni rapportable à la succession, ni soumis aux droits de mutation, ni imputé sur les abattements. En cas de disproportion manifeste ou de versements répétés et importants, il risque toutefois d’être requalifié en don manuel, avec taxation, rapport et éventuelle réduction au profit des héritiers réservataires.
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