Transition écologique et croissance : comment les concilier ?

Transition écologique et croissance : comment les concilier ? C’est la question à laquelle a répondu Patrick Artus, directeur de la recherche et des études chez Natixis, à l’occasion d’une conférence organisée par la société de gestion Ecofi le 18 janvier dernier à laquelle nous avons assistée.

L’enjeu du réchauffement climatique

Aujourd’hui, l’enjeu principal de la transition écologique concerne la lutte contre le réchauffement climatique. D’origine anthropique, il est la cause de nombreux dérèglements tels que la sècheresse, les inondations et les migrations. Pour tenter d’amoindrir les effets du réchauffement sur la planète, des objectifs climatiques ont été fixés par les Accords de Paris : ne pas dépasser 1,5 C de hausse.

Pour y parvenir, Patrick Artus expose deux thèses aux antipodes l’une de l’autre. La première met en perspective un processus de décroissance par lequel la réduction du PIB et donc du niveau de production de la planète conduirait à la baisse du réchauffement climatique. La seconde, plus optimiste, stipule qu’il serait possible d’atteindre les objectifs grâce à la technologie, en décarbonant les secteurs polluants comme l’industrie, l’habitat et l’énergie.

Les moyens à mettre en œuvre

La crise écologique globale que nous traversons nécessitera néanmoins la mise en place de moyens coûteux. Chaque pays adoptera une stratégie dans le but de réduire l’empreinte carbone de ses activités sur la planète. Pour donner quelques chiffres, la France a débloqué un budget de 100 millions d’euros par an pendant 30 ans et la Commission Européenne a décidé d’investir 1,5 milliards d’euros dans des projets innovants axés sur les technologies propres.

Les entreprises ont un rôle majeur à jouer dans la transition écologique car ce sont elles qui consomment le plus d’énergies fossiles et de matières premières. Elles doivent donc trouver une solution pour produire de façon responsable en utilisant davantage d’énergies renouvelables et de matières recyclées. Or, à long-terme, la transition énergétique est synonyme d’inflation dans la mesure où le prix de l’énergie verte et des nouveaux équipements, tels que les voitures électriques ou l’installation d’éoliennes en mer, augmenteront.

Taux d’intérêt, inflation et nécessaires investissements

La transition écologique risque donc d’engendrer des difficultés à la fois sur le plan technologique, social et financier. Le phénomène d’inflation a tendance à renforcer les inégalités sociales, et les investissements technologiques coûteux n’assurent que très peu de rendements. Pour pallier à ces inconvénients, il est impératif que les Banques Centrales ne réagissent pas à l’inflation et maintiennent des taux d’intérêts bas. Dans le cas contraire, il ne sera beaucoup plus difficile de réaliser des investissements permettant l’accélération de la transition écologique.

Article rédigé par Charlotte Payart de Fitz James, conseiller en gestion de patrimoine stagiaire chez Baussant Conseil

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