
Dans son édition d'avril 2026, le magazine Notre Temps consacre un dossier complet aux placements permettant de compléter sa retraite, sous le titre « Des placements astucieux pour compléter votre retraite ». Pour éclairer les lecteurs, la rédaction a sollicité plusieurs spécialistes du patrimoine, parmi lesquels Eric Baussant, conseiller en gestion de patrimoine au sein du cabinet Baussant Conseil. Ses analyses portent sur trois sujets que se posent de nombreux épargnants à l'approche de la retraite : les SCPI, l'immobilier locatif et l'assurance-vie.
Mieux vivre à la retraite, réaliser ses projets ou faire face aux imprévus : selon les priorités de chacun, certains placements se révèlent plus adaptés que d'autres. L'enjeu consiste à trouver le juste équilibre entre sécurité et rendement. C'est tout l'objet de cette intervention, qui aide le lecteur à y voir plus clair.
La force de ce dossier tient à sa logique : plutôt que d'aligner les produits, il part des objectifs de l'épargnant. Trois grandes intentions se dégagent : recevoir des revenus réguliers pour compléter sa pension, faire prospérer un capital sur le long terme, ou encore se préparer à financer un projet à échéance rapprochée.
À chacune de ces situations correspondent des solutions différentes – SCPI, immobilier locatif, assurance-vie, plan d'épargne retraite (PER), plan d'épargne en actions (PEA) ou rente viagère – assorties d'avantages et de contraintes spécifiques. Cette approche par les besoins rejoint la méthode de Baussant Conseil, qui place toujours le projet de vie du client avant le choix du support.
Parmi les pistes pour percevoir un complément de revenu régulier, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), souvent qualifiées de « pierre-papier », occupent une place de choix. Elles permettent d'investir dans l'immobilier sans en assumer la gestion, en percevant chaque mois ou chaque trimestre une quote-part des loyers.
Le marché traverse toutefois une période de recomposition, l'immobilier d'entreprise ayant connu une crise et certaines SCPI ayant vu le prix de leurs parts reculer. Eric Baussant invite donc à bien distinguer les profils. Selon son analyse, les SCPI anciennes ayant bien résisté servent aujourd'hui un rendement de l'ordre de 4,5 % à 5 % par an avant impôt, tandis que certaines SCPI récentes, qui ont profité de la crise pour acquérir des actifs à bas prix, affichent des rendements de 5 % à plus de 7 %.
Cet attrait s'accompagne d'une mise en garde essentielle : les SCPI récentes, dont le patrimoine est encore peu diversifié, présentent un niveau de risque supérieur. La vigilance s'impose donc sur la qualité des actifs détenus, le taux d'occupation des biens et les frais d'achat. Il s'agit, dans tous les cas, d'un placement de long terme, à envisager sur une dizaine d'années au minimum.
Acheter un logement pour le louer et percevoir des loyers réguliers demeure une stratégie répandue. Pourtant, Eric Baussant observe une évolution nette des comportements chez les épargnants approchant ou ayant atteint la retraite. Il constate que les clients de 60 ans et plus se montrent désormais moins enclins à investir dans des biens locatifs, certains propriétaires préférant même revendre.
Plusieurs facteurs expliquent ce désintérêt relatif. La fiscalité, d'abord : les revenus fonciers sont soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, ce qui érode sensiblement le rendement net. À cela s'ajoutent des loyers parfois plafonnés qui progressent moins vite que les charges et les impôts locaux, un durcissement de la réglementation sur les passoires thermiques imposant de lourds travaux, ainsi que les risques d'impayés. Enfin, les seniors rencontrent davantage de difficultés à emprunter pour financer ce type d'acquisition.
Ce regard lucide illustre l'importance d'un conseil adapté à l'âge et à la situation de chacun : une stratégie pertinente à quarante ans ne l'est pas nécessairement à soixante-cinq ans.
Véritable couteau suisse de l'épargne, l'assurance-vie reste un placement particulièrement apprécié, pour sa souplesse comme pour la diversité de ses supports. Les fonds en euros offrent une sécurité du capital, tandis que les unités de compte visent un rendement supérieur, en contrepartie d'un risque de perte.
Pour attirer de nouveaux versements, certains assureurs proposent des taux dits « boostés » pendant un ou deux ans, par exemple un rendement attractif en 2026 et 2027, avant un retour au taux normal du contrat les années suivantes. Eric Baussant attire toutefois l'attention sur une pratique à surveiller : ces conditions s'accompagnent parfois d'une obligation d'orienter une partie du versement vers d'autres supports, « ce qui peut pousser l'épargnant à prendre plus de risques ».
Cette mise en garde rappelle un principe de bon sens : une promesse de rendement attractive ne doit jamais s'apprécier isolément, mais à la lumière des contreparties exigées et du niveau de risque réellement assumé. Là encore, la lecture attentive des conditions du contrat et la transparence du conseil font toute la différence.
À travers ses interventions, Eric Baussant dessine une ligne directrice claire : il n'existe pas de placement idéal en soi, mais des solutions plus ou moins adaptées à un objectif et à un profil donnés. Les SCPI conviennent à la recherche de revenus complémentaires réguliers, l'assurance-vie offre souplesse et avantages successoraux, le PER s'adresse en priorité aux contribuables fortement imposés, et le PEA récompense l'horizon long.
Le fil conducteur reste l'arbitrage permanent entre sécurité et rendement, calibré en fonction de l'appétence au risque, de l'horizon de placement et de la fiscalité applicable à chaque épargnant. C'est cette personnalisation, fondée sur une analyse globale de la situation, qui distingue un véritable conseil patrimonial d'une simple commercialisation de produits.
En partageant son regard de praticien dans les colonnes de Notre Temps, Eric Baussant illustre la conviction qui anime le cabinet : préparer ses revenus de retraite suppose une approche méthodique, attentive aux rendements comme aux risques, à la fiscalité comme aux frais. Loin des promesses faciles, il s'agit d'accompagner chaque épargnant vers les solutions qui servent durablement ses intérêts.
Cette exigence de transparence et de pédagogie guide l'ensemble de l'accompagnement proposé par Baussant Conseil, pour que chaque décision soit prise en pleine connaissance de cause, au plus près des projets de vie de chacun.
Baussant Conseil est un cabinet indépendant de conseil en gestion de patrimoine, créé en 2002, éthique et responsable, implanté sur deux sites : Saint-Germain-en-Laye (Île-de-France) et La Chapelle d'Armentières (Lille, Hauts-de-France). Son expertise s'étend à l'ensemble du territoire national grâce à l'offre « Baussant Conseil à distance », conçue pour accompagner les clients où qu'ils se trouvent en France, avec la même rigueur et la même proximité.
Le cabinet a pour objectif d'accompagner ses clients dans la durée, pour la gestion et le suivi de leur patrimoine. Membre du collectif 1 % pour la Planète depuis 2018, il s'engage à reverser 1 % de son chiffre d'affaires à des associations environnementales.
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