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Glaciers, eau et épargne : pourquoi le dérèglement climatique nous concerne tous ?

June 25, 2026

La glaciologue Heïdi Sevestre, exploratrice et chercheuse de renommée internationale, est intervenue lors d'une rencontre coopérative du Crédit Coopératif. En 80 jours de traversée de l'Antarctique à ski, elle a collecté des données inédites sur l'évolution du climat. Son message est sans détour : la disparition des glaciers n'est pas un enjeu lointain. C'est une réalité qui touche directement notre eau, notre agriculture, notre sécurité et nos choix d'épargne.

Des glaciers qui fondent à une vitesse terrifiante

Les glaciologues suisses ont confirmé que 25 % du volume des glaciers suisses ont disparu en 15 ans. Un chiffre vertigineux, qui n'est pas propre à la Suisse : les 275 000 glaciers de montagne recensés dans le monde subissent tous les effets du changement climatique. La corrélation est implacable : pour chaque kilogramme de CO₂ émis, 16 kg de glace fondent. Chaque investissement dans les énergies fossiles, chaque décision économique non mesurée à l'aune de son empreinte carbone se traduit physiquement par une réduction de nos réserves d'eau douce.

La mer de glace, à Chamonix, en est l'illustration la plus parlante. Ce qui nécessitait cinq minutes à pied depuis la gare du Montenvers au début du siècle dernier demande aujourd'hui de descendre plus de 450 marches d'escalier. L'infrastructure vient d'être déplacée pour plusieurs dizaines de millions d'euros, et sa durée de vie estimée est de 5 à 10 ans tout au plus. Ce n'est pas une anecdote pittoresque : c'est le symbole mesurable de ce que la science observe depuis des décennies.

L'eau des glaciers : un bien commun que nous consommons sans le voir

Pourquoi un habitant d'Île-de-France devrait-il se sentir concerné par la fonte d'un glacier  alpin ? Parce que ces glaciers sont les châteaux d'eau naturels de l'Europe. En période de sécheresse, lorsque les précipitations se raréfient, c'est la fonte glaciaire qui compense. En 2003, lors de la canicule historique, 40 % des eaux du Rhône provenaient directement des glaciers alpins. Le Rhône alimente les centrales nucléaires de la vallée et l'un des plus grands bassins agricoles de France. Réduire les glaciers, c'est réduire notre capacité à produire de l'énergie et irriguer nos cultures.

À mesure que les glaciers reculent, les fleuves baissent et l'eau salée remonte dans les deltas, menaçant des zones agricoles comme la Camargue. Les scientifiques alertent sur un pic de l'eau glaciaire : dans l'immédiat, les glaciers qui fondent libèrent plus d'eau qu'habituellement. Mais ce phénomène est temporaire. Lorsqu'ils auront suffisamment reculé, la quantité d'eau disponible chutera brutalement, au moment précis où les besoins en eau auront le plus augmenté.

La banquise arctique : le climatiseur de la planète est en panne

La banquise arctique réfléchit jusqu'à 90 % du rayonnement solaire vers l'espace. Sans elle, l'océan sombre absorbe la chaleur, accélère le réchauffement et perturbe les courants atmosphériques. En quarante ans, la moitié de la superficie estivale de la banquise a disparu. Cette perturbation affaiblit les jet-streams, ces vents stratosphériques qui séparent l'air froid polaire de l'air chaud tempéré. Affaiblis, ils oscillent et enferment certaines régions dans des blocs de chaleur stagnants pendant des semaines entières. Les vagues de chaleur à répétition que connaît la France ces dernières années en sont l'illustration directe, et la tendance va s'intensifier.

La hausse du niveau des mers : une réalité pour nos littoraux

La déstabilisation du Groenland ferait monter les océans d'environ 7 mètres ; celle de l'Antarctique représenterait une élévation de 58 mètres. Même les trajectoires les plus modestes, soit un mètre dans les prochaines décennies, concernent 1 milliard de personnes vivant à moins de 10 mètres d'altitude sur nos littoraux. En France, les infrastructures portuaires, les aéroports côtiers et les zones industrielles méditerranéennes sont directement exposés. Des centaines de millions de personnes devront se déplacer à l'échelle mondiale, ce qui représente un enjeu humanitaire sans précédent, doublé de tensions géopolitiques sur les ressources en eau.

Ce que nous pouvons faire : l'épargne comme levier d'action

Réduire ses émissions de CO₂, c'est bien. Mais en tant qu'épargnant, l'impact le plus direct et le plus sous-estimé reste la direction donnée à son argent. Chaque euro déposé dans une banque ou placé dans un fonds est prêté, investi, fléché vers des projets concrets. Si ces projets financent des énergies fossiles, ils accélèrent la fonte des glaciers. S'ils financent la transition énergétique, ils contribuent à la ralentir.

Orienter son épargne, c'est agir concrètement

Lors de cette soirée, le directeur général du Crédit Coopératif a rappelé que plusieurs centaines de millions d'euros de financements d'énergies renouvelables ont été mobilisés grâce aux choix d'investissement responsables des épargnants. Chaque arbitrage d'assurance-vie orienté vers des supports labellisés ISR, chaque refus de financer les énergies fossiles produit un effet réel sur les projets qui se construisent, ou ne se construisent pas. C'est la force collective de l'épargne orientée : invisible individuellement, déterminante à l'échelle d'un portefeuille de clients. Baussant Conseil est à vos cotés pour sélectionner des investissements répondant à vos objectifs en matière de durabilité.

Il n'est pas trop tard, mais il faut agir maintenant

Les glaciers reculent, les canicules s'intensifient, les ressources en eau se raréfient. Mais les leviers existent. Voter, interpeller ses élus locaux, choisir où va son argent : trois gestes qui, combinés, créent la pression nécessaire pour que les systèmes évoluent. Comme le rappelait Edi Sevestre, l'essence du courage humain, c'est de refuser d'abandonner. Chaque décision de placement est aussi un choix de société. Si vous souhaitez évaluer l'empreinte climatique de votre épargne et explorer des alternatives durables adaptées à votre profil patrimonial, notre équipe est disponible pour un premier échange sans engagement.

Baussant Conseil, un cabinet de conseil en gestion de patrimoine engagé

Baussant Conseil est un cabinet indépendant de conseil en gestion de patrimoine créé en 2002, éthique et responsable et basé sur deux localisations : Saint-Germain-en-Laye (Ile-de-France) et La Chapelle d’Armentières (Lille, Hauts-de-France). Notre expertise s’étend également à l’ensemble du territoire national grâce à notre offre « Baussant Conseil à distance », conçue pour accompagner nos clients, où qu’ils se trouvent en France, avec la même rigueur et la même proximité.

Notre objectif est d’accompagner nos clients dans la durée pour la gestion et le suivi de leur patrimoine. Nous faisons partie depuis 2018 du collectif 1% pour la Planète, nous nous engageons ainsi à reverser 1% de notre chiffre d’affaires à des associations environnementales.

Vous pouvez retrouver toutes nos coordonnées ici : https://www.baussantconseil.com/contact/

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