
Dans son numéro de mars 2026 (n° 521), le magazine Mieux Vivre Votre Argent consacre une enquête approfondie au choix d'un conseiller en gestion de patrimoine (CGP), sous le titre « 5 conseils pour bien choisir son CGP ». Parmi les professionnels sollicités pour éclairer les épargnants, Pascale Baussant, fondatrice du cabinet Baussant Conseil à Saint-Germain-en-Laye, livre plusieurs analyses qui structurent la réflexion du lecteur, de la première prise de contact jusqu'à la signature de la lettre de mission.
Confier la gestion de son épargne à un professionnel n'est jamais un acte anodin. Cela suppose de trouver un interlocuteur à la fois compétent et digne de confiance, appelé à vous accompagner dans la durée. À travers ses interventions, Pascale Baussant rappelle une exigence essentielle : derrière la diversité des cabinets et des modèles, l'épargnant doit savoir reconnaître les gages d'un conseil indépendant, transparent et véritablement adapté à sa situation.
La démarche naît rarement par hasard. Le plus souvent, c'est un événement marquant qui pousse à franchir la porte d'un cabinet : une succession, un divorce, la cession d'une entreprise, ou encore l'inquiétude grandissante face à son niveau de vie à la retraite.
Pascale Baussant le constate au quotidien : « Souvent, les clients nous contactent après un événement marquant dans leur vie, qui suscite chez eux l'envie d'avoir une discussion avec quelqu'un qui pourra les aider à prendre du recul. » Cette capacité à accompagner les prises de décision, dans des moments parfois sensibles, constitue le cœur du métier.
Le conseiller en gestion de patrimoine se compare ainsi volontiers à un médecin de famille : un interlocuteur de confiance, présent dans le temps, dont la mission consiste à mettre vos décisions d'épargne en cohérence avec vos projets de vie. Encore faut-il choisir la bonne personne, ce qui requiert un peu de méthode.
L'une des spécificités du secteur tient à l'absence de statut unique. Le métier de CGP n'est pas réglementé comme celui d'avocat, de notaire ou d'expert-comptable : il repose sur la combinaison de plusieurs agréments (conseiller en investissement financier, intermédiaire en assurances, courtier en crédit), parfois complétés par une compétence immobilière ou juridique.
Cette réalité se traduit par une offre hétéroclite, où la taille et la structure des cabinets varient considérablement. Pascale Baussant insiste sur un point déterminant : « Les deux tiers des cabinets sont constitués d'une seule personne. Dans ce cas, tout repose sur elle : il faut donc connaître son parcours. »
Avant tout engagement, il est donc légitime de s'intéresser à la formation du conseiller, à son ancienneté et à son expérience. Pour un professionnel récemment installé, un master 2 en gestion de patrimoine constitue un repère utile. La taille du cabinet influe également sur sa capacité à mobiliser des expertises spécifiques – ingénieurs patrimoniaux, notaires, avocats ou fiscalistes – que les structures plus modestes peuvent solliciter ponctuellement grâce à leurs réseaux et partenariats.
Au-delà du parcours, Pascale Baussant attire l'attention sur une information souvent négligée mais essentielle : l'actionnariat du cabinet. Savoir qui détient le capital permet en effet de jauger l'indépendance réelle du conseil prodigué.
Son avertissement est sans ambiguïté : « S'il est filiale d'un groupe financier, cela va conduire à des biais dans l'offre de produits. » Un cabinet adossé à une banque ou à un assureur tend en effet à privilégier les produits maison, au détriment d'une sélection véritablement ouverte.
C'est tout l'enjeu de l'architecture ouverte : un conseiller indépendant doit pouvoir retenir les meilleures solutions auprès de différents assureurs et sociétés de gestion, en fonction des seuls intérêts de son client. L'indépendance capitalistique n'est pas un argument de façade : elle conditionne la liberté de recommandation et, par extension, la qualité du conseil.
La qualité d'un accompagnement patrimonial ne se mesure pas uniquement à l'expertise du conseiller. Elle dépend aussi, de plus en plus, de la modernité des outils mis à disposition de l'épargnant. Sur ce point, Pascale Baussant invite à ne rien laisser au hasard.
« Certains cabinets travaillent encore à l'ancienne, donc il faut leur demander s'il est possible de recourir à la signature électronique », souligne-t-elle. La dématérialisation des contrats, la possibilité d'échanger à distance et le suivi de son épargne en ligne – idéalement de manière agrégée, au sein d'un espace dédié – sont devenus des marqueurs de service attendus.
Ces outils ne relèvent pas du simple confort : ils traduisent la capacité d'un cabinet à offrir réactivité, lisibilité et proximité, y compris lorsque le conseiller et son client ne se trouvent pas dans la même région. Cette flexibilité permet de gérer son patrimoine sereinement, où que l'on soit.
Le conseil patrimonial n'est jamais gratuit, même lorsque l'épargnant n'a aucune facture à régler directement. Deux modèles de rémunération coexistent sur le marché : les honoraires, payés pour une prestation clairement définie, et les rétrocessions, perçues par le conseiller lors de la commercialisation de produits d'épargne. Aucun n'est, en soi, supérieur à l'autre, mais l'épargnant doit en comprendre la logique.
Pascale Baussant invite à pousser le questionnement, en particulier dans les structures comptant plusieurs conseillers : « Il est aussi utile de demander comment ceux-ci sont rémunérés et s'ils ont des objectifs à atteindre. » L'enjeu est clair : à défaut de transparence, il existe « un risque de se retrouver avec les mêmes biais qu'au sein de sa banque ».
Cette vigilance rejoint une conviction profonde du conseil patrimonial responsable : la rémunération doit être abordée spontanément, expliquée et formalisée par écrit dès la première prise de contact, dans le document d'entrée en relation. La transparence sur les frais est la condition d'une relation de confiance durable et l'un des meilleurs remparts contre les conflits d'intérêts.
Au fil de ses interventions dans Mieux Vivre Votre Argent, Pascale Baussant dessine le portrait d'un conseil patrimonial exigeant : un professionnel dont on connaît le parcours, dont on vérifie l'indépendance, dont on comprend la rémunération et qui s'appuie sur des outils à la hauteur des attentes actuelles.
Ces critères ne sont pas de simples points de contrôle. Ils dessinent en creux une certaine idée du métier : celle d'un accompagnement humain, transparent et personnalisé, où l'écoute prime sur la vente, et où chaque décision est expliquée avec pédagogie. Car, in fine, il s'agit de votre patrimoine, c'est-à-dire de vos projets, de votre famille et de votre avenir.
Baussant Conseil est un cabinet indépendant de conseil en gestion de patrimoine, créé en 2002, éthique et responsable, implanté sur deux sites : Saint-Germain-en-Laye (Île-de-France) et La Chapelle d'Armentières (Lille, Hauts-de-France). Son expertise s'étend à l'ensemble du territoire national grâce à l'offre « Baussant Conseil à distance », conçue pour accompagner les clients où qu'ils se trouvent en France, avec la même rigueur et la même proximité.
Le cabinet a pour objectif d'accompagner ses clients dans la durée, pour la gestion et le suivi de leur patrimoine. Membre du collectif 1 % pour la Planète depuis 2018, il s'engage à reverser 1 % de son chiffre d'affaires à des associations environnementales.
Retrouvez toutes les coordonnées du cabinet sur : https://www.baussantconseil.com/contact
